Digressions

Mettons la barre haut pour passer dessous sans se baisser.

Le club des directeurs artistiques est la suprême instance de cette profession de la communication et de la publicité. La 42ème cérémonie de remise des prix a donné encore une fois une image digne et largement plus professionnelle de la publicité que tous les barnums organisés par des instances concurrentes souvent purement mercantiles.

Même l’AACC qui réunit le gratin des patrons d’agence ne sait qu’organiser des fêtes de patronage vaguement démagogiques avec pourtant des revenus confisqués assez importants. Le Club, lui, ne vit que par les cotisations de ses membres et les subsides quémandés par son bureau.La mendicité et le volontariat font donc merveille et la cérémonie d’hier soir au Grand Hôtel était à la hauteur des réceptions organisées à NYC ou à Londres par nos homologues. Par ailleurs le palmarès sera édité de nouveau dans un somptueux recueil créatif, de plus nouveau dans une années par les agences françaises et les maisons de production.La profession devrait donc avoir un peu plus de respect, de considération, pour cette association de jean-foutres qui fait ce travail de mémoire et de trace bénévolement. A vrai dire la profession devrait payer grassement le Club des Directeurs Artistiques pour le travail d’influence et de réputation qu’il offre à l’ensemble de cette industrie.

Enfin, un salut particulier à son président Bertrand Suchet, qui démontre une fois encore qu’il n’y a qu’aux créatifs qu’il faut faire confiance pour donner la bonne direction.